Une sortie pêche de la truite au toc en solitaire.

Entre les conditions météo déplorables et mes déplacements pour les portes ouvertes, j’ai eu très peu de temps pour aller taquiner les truites. J’ai bien fais quelques escapades rapides mais l’activité et la taille des prises n’étaient pas au rendez-vous. En revanche, la nature se réveil et les truites vont suivre.

le printemps arrive, lentement mais sûrement!

Des sorties d’une heure juste pour me mettre dans une bulle et savourer ces balades.

la paradis existe bien souvent à deux pas de chez nous.

Hier, j’ai profité du repas de famille pour retrouver une des rivières de mon enfance et de mon adolescence. J’ai usé des paires de bottes et des cuissardes en l’arpentant, bien souvent en compagnie de Sylvain. Les truites, en particulier les grosses qui hantent ces eaux, nous ont fait des misères bien plus souvent que nous l’aurions souhaité à l’époque. Nous leurs devons aussi un grand “MERCI” car elles ont contribué à former notre amitié ainsi que les pêcheurs que nous sommes.

J’aime particulièrement ces lieux qui font ressurgir les souvenirs d’autres temps. Les postes bien qu’ayant changés sont chargés de ces histoires personnelles ou collectives. Le temps a bien souvent érodé les mauvais souvenirs et donner aux meilleurs encore plus de saveur. Aussi j’ai retrouver des souches “assassines” sous lesquelles les plus grosses truites se ruaient après avoir pris nos vairons et autres sauterelles. Le gros chêne, ou nous avions croisé un ancien qui venait de prendre “une sauvage d’élevage”, est tombé l’an passé…bref à chaque méandre me revenait une ou des anecdotes et le souvenir de bons moments. Je dois vieillir pour  savourer ces instants, je ne suis pas certains que j’y accordais autant d’importance il y a dix ans. Mais ils sont, j’en suis convaincu, l’essence même du pêcheur que nous sommes. Se souvenir des détails, c’est se forger une expérience.

J’ai retrouvé une rivière très haute, les eaux légèrement piquées m’ont encouragé à tenter le coup en dépit des débits un peu trop forts. Vu les conditions, j’ai opté pour une pêche au toc. Sur le premier poste, j’ai cru un instant tenir la grosse du pont. Les écailles étaient un peu trop grosses…

un joli chevesne pour ouvrir le bal. Il y 25 ans ils avaient déjà le chic pour me faire espérer…

C’est plein d’espoirs que j’entame le premier près. La rivière pousse tellement qu’il reste peu de postes réellement praticables. Je passe très vite les portions impêchables pour me concentrer sur les quelques courants plus lents. Au bout de 30 minutes de pêche je n’ai toujours pas au le moindre “toc”! Un rayon de soleil traverse les nuages et s’attarde un peu sur la vallée. Je prend un joli poisson et une sardine sur la même veine d’eau.

un joli poisson qui fait plaisir.

Je me déplace encore plus vite pour trouver les postes qui ont la même configuration. J’alourdis et groupe un peu plus ma plombées pour vraiment passer lentement au niveau des poissons. Les touches rentrent enfin. La rivière revit et ravive en même temps mes souvenirs. Je connais par cœur le profil du secteur. Je retrouve certains des coups qui rapportaient des poissons et c’est avec plaisir que je ressent les touches des nouvelles occupantes. Il y a quelques petits poissons, des moyennes et au travers une ou deux correctes.

la relève!
même type de poste et même poisson que le premier!

A dix minutes de la fin je me retrouve en prise avec un joli poisson qui va me mener la vie dur. Elle exploite à merveille la force du courant et l’exiguïté du poste. Elle finit tout de même dans la filoche et prend la pause le temps d’une photo souvenir.

cerise sur la gâteau. Un magnifique poisson vient couronner cette sortie.

Un poisson magnifique pour cette rivière même si il y en a des plus grosses. Je reviendrai dans ces rivières de mon enfance c’est promis.

Sur ce, je vous dis à bientôt au bord de l’eau.

7 thoughts on “Une sortie pêche de la truite au toc en solitaire.

  1. J’adore quand tu parles des souvenirs d’enfance comme ça, je te confirme pour être à quelques années près de la même génération ça doit venir de l’âge 😉 effectivement y’a 10 ans on regardait moins les choses de la même manière, on s’émerveille plus aujourd’hui de la nature, des changements dans tel ou tel coin , un vrai bonheur je trouve même sur 1 petite heure de pêche 😉 Un vrai bonheur de te lire encore Gael !

    1. Bonjour oliv,

      et oui les choses changent, enfin surtout notre perception…heureux que ce billet t’ai emmené au bord de l’eau.

      Gaël

  2. Bonjour Gaël. Hé oui que de souvenirs, je retrouve exactement les mêmes émotions quand je retrouve mes rivières Ornaises 2 ou 3 fois par an quand je rends visite à la famille!
    Justensiles une petite question, sur tes conseils j’ai appelé Univers nature à Cherbourg pour faire réparer ma Garbolino extreme AN 3 brins en 3,90m et ils ne peuvent rien faire ni avoir un nouveau scion. J’ai un peu regardé pour en acheter une nouvelle et je voulais savoir la différence entre la Pezon&Michel eaux vives et celle que tu utilises (Feather weight je crois). Je souhaite vraiment retrouver une canne légère, sensible comme ma Garbolino. Également, ou peut on trouver les cannes Pezon?
    Merci pour ta réponse. Romain

    1. Bonjour Romain,
      en effet, ces ballades ont un effet très particulier que j’aime particulièrement.
      Au niveau des cannes, tu as chez Pezon, deux Feather Weight. Si c’est pour pratiquer dans des cours d’eau petits à moyens(15m) je te conseil la canne Eaux Vives feather Weigth en 3,90.
      Si tu pratiques régulièrement des cours d’eau plus larges et qui pêches relativement fin, je te conseil la canne feather Weignt 390 (2013) elle est plus parabolique et plus douce que l’autre.
      Au niveau des magasins, tu peux voir avec Univers Nature si tu veux et dans les autres magasins qui travaillent avec Sensas. Tu peux la commander sans problème.
      Bonne journée et peut être un jour au bord d’une petite rivière Ornaise.
      Gaêl
      Bonne

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