Première sortie truite.

La truite occupe toujours une grosse partie de mon début de saison, je commence au toc pour ensuite passer à la mouche et au leurre dans le milieu du mois d’avril. Confinement oblige, je ne vais retrouver la rivière qu’au début du mois de mai. Cruel dilemme, toutes les techniques peuvent fonctionner. Compte tenu de la météo et du souhait de l’ami Philippe de pêcher au toc, je vais me laisser faire volontiers et signer pour une journée complète de pêche au toc.

la première de la journée!

Nous nous retrouvons de bonne heure au bord de l’eau, il fait très froid et il y a déjà beaucoup de vent. Qu’importe, je m’enivre des senteurs, des bruits et la vue de cette atmosphère qui m’a tant manqué. Rien que le bruit de la rivière qui court de bloc en bloc réveil autant de souvenirs que de désirs. Je regarde Philippe, il est comme moi, il a même prit le temps de faire des montages d’avance. Une déformation du pêcheur à la mouche certainement…

Elles sont toutes plus jolies les unes que les autres.

Les premières dérives bien qu’hésitantes ne tardent pas à s’affiner. Les premières touches sont assez franches, même si les poissons ne sont pas très gros, ils me ravissent. Je prend le temps de savourer chaque touche, les poissons sont placés dans les zones assez profondes en bordure de veine principale. Je peigne tout de même consciencieusement chaque coup même si depuis longtemps j’ai identifier les postes de tenue préférentielle.

Un Caloptérix, posé sur un bloc.

Avec les bourrasques les dérives ne sont pas toujours aisées, il convient de pêcher court pour minimiser la longueur de bannière. Je pêche avec des terreaux, les plus petits se montrent plus réguliers. Je vais même faire une tentative avec des larves mais sans grand succès. Les poissons s’enchaînent avec des tailles variées en fonction de l’activité du moment. De son côté Philippe n’est pas en reste et je vois bien qu’il prend de plus en plus de plaisir à pratiquer cette pêche.

Les poissons sont déjà bien en forme et certaines vont même parvenir à nous fausser compagnie.

Nous partageons un moment de complicité en étant chacun dans notre bulle. Quelques mots au détours d’un cailloux suffisent à résumer les observation du moment avant de retourner dans cette solitude contemplative. C’est parfois difficile à expliquer à des non pêcheurs ces moments partagés qui sont davantage rythmés par les silences que par de grands discours.

Une fois la matinée terminée nous changeons de rivière pour tenter des poisson un peu plus gros. Rassurez vous par chez nous une truite de 30cm est déjà balaise…Pour le coup l’activité sera un peu particulière, elles feront soit 18cm soit 30. Les classes d’âge intermédiaires seront absentes.

un poisson sympa

Nous allons même assister à des éclosions d’éphémères ainsi qu’aux premiers gobages qui vont avec. Néanmoins nous n’allons rien regretter car le vent a vraiment soufflé très fort toute la journée. Quelques derniers poissons et ces l’heure de rentrer sans le moindre remord car notre dos est là pour nous confirmer le manque d’exercice des moins précédents.

Une ouverture pas comme les autres, d’habitude l’ouverture prend des airs de fête de surtout de convivialité, celle-ci c’est déroulée à deux, et encore chacun de son côté mais dans une unité parfaite. Merci l’ami pour la balade. Sur ce, je vous dis à bientôt au bord de l’eau.

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