Bien préparer son ouverture de la truite au toc.

Tous les ans c’est le même cérémonial fin février début mars. Les doigts commencent à me démanger et je regarde par la fenêtre en me répétant que l’on y est bientôt. La chance que l’on a cette année, c’est que pour le moment, le temps est tellement pourri que l’on ne regrette pas d’être enfermé. Néanmoins, les journées rallongent et les températures vont monter en même temps que notre impatience.

La belle s’est laissée séduire.

L’ouverture est loin d’être la meilleure période de l’année. C’est en revanche l’occasion de retrouver les copains et de passer un bon moment. Les premières dérives sont approximatives et la première touche de l’année me procure tout le temps la même petite décharge d’adrénaline. J’aime ces frais matins à traverser une pâture avec un ami dans une campagne blanchie par le gel. L’herbe qui craque sous les pieds, le chant des oiseaux qui se préparent à une toute autre ouverture, la rivière qui murmure ou gronde, il ne m’en faut pas beaucoup plus. Je suis bien! Parfois je regrette un peu cette folle soirée de retrouvailles de la veille, les doutes, les spéculations et les anecdotes des années passées font s’écouler le temps bien trop vite en si bonne compagnie. Il en résulte une nuit de sommeil bien trop courte.

Je commence ma journée d’ouverture systématiquement au toc. Je reste convaincu que chaque pêcheur qui souhaite s’essayer à la truite se doit de commencer par cette pêche. Elle permet d’apprendre à lire l’eau, de connaître avec précision le positionnement de chaque poisson. Cette pêche dépourvue de fioriture, quelques plombs, un indicateur et un hameçon est sans doute une des plus compliquée. Avec la quantité, la taille, la répartition des plombs et la tension dans la ligne le pêcheur se transforme en funambule. Chacun des éléments cité à une importance majeure. A un plomb près on peu passer à côté de la pêche. C’est pourquoi il est important de bien se préparer avant d’être au bord de l’eau et ensuite de savoir écouter les truites…

L’avantage de la pêche de la truite au toc c’est que l’on a pas besoin de grand chose. Une canne au toc, pour moi cette année se sera une Feather Weigth Osmose de chez Pezon et Michel en 3,9m, un moulinet qui sert de réserve de fil, quelques hameçons, un assortiment de plombs mous, des indicateurs et quelques hameçons et nous voilà prêt. Voici une petite revue du matériel que j’ai sélectionné cette année.

On commence par le petit matériel :

deux types d’hameçons les longs et courbes pour le vers, les droits pour la teigne mais aussi les petits vers.

Au niveau des hameçons, la taille dépend des esches que l’on utilise. A titre d’exemple sur des Dendros j’utilise volontiers un numéro 6, 8 ou 10 pour des terreaux, 10, 12 voir 14 pour la teigne en fonction de la taille de ces dernières et enfin 14 voir 16 pour pêcher avec des larves un peu plus tard en saison.

hameçons montés ou non c’est une question de goût.
le fil fluo indispensable pour avoir une conduite de ligne optimale.
un assortiment de plombs mous. Pour le début de saison j’utilise du 2, 4 et 6.
l’indispensable indicateur! Il permet de visualiser les touches tout en pêchant précisément.
Un assortiment de nylons pour faire les bas de ligne si vous montez vos hameçons vous même. En début de saison je pêche entre 13 et 16 centièmes.
Presque tout y est!

Il manque, un gilet pour tout ranger, des lunettes polarisantes, une paire de pince pour écraser les ardillons et décrocher facilement les poissons et une casquette.

Au niveau des esches, pour le début de saison, je me contente de vers de terreau que je met dans du marc de café avec du thym la semaine précédente et de quelques boîtes de teignes.

Une petite précision, si vous le pouvez éviter de marcher dans l’eau les premières semaines les alevins de truites sont encore vulnérables, il en va de nos pêches futures. Merci pour eux, pour moi et pour nos enfants.

Sur ce, je vous dis à bientôt au bord de l’eau.

6 thoughts on “Bien préparer son ouverture de la truite au toc.

    1. Je crois sincèrement que mon cas est désespéré.
      Je suis un vrai gosse depuis toujours, un bout de fil et de l’eau et j’envisage d’attraper tout ce qui nage.
      Avec les années ça devrait passer mais il n’en est rien. Il n’y a qu’au niveau des préparatifs que je suis plus serein.
      Pour la pêche, j’ai aussi moins de doutes qu’auparavant, je ne me demande plus si je vais en prendre, ni même combien. Je sais qu’elles seront au rendez vous. L’impatience des premières touches, le besoin de rentrer dans cette bulle qui limite la perception à notre environnement proche et qui “floute” tout le reste, les amis, c’est de ce “tout” dont j’ai besoin et que j’attends.

        1. Bonjour,
          je ne sais pas exactement si c’est pour le côté attractant, il y en a également dans les vairons en pot, ou si c’est pour le côté antiseptique. Toujours est t’il qu’avec ça dans la boite ils sont au top et j’ai pas mal de touches.
          Bonne journée
          Gaël

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