Adapter son ferrage à la technique partie 4.

Nous avons abordé déjà pas mal de points sur le ferrage, en particulier sur les pêches au leurre souple. Nous allons maintenant abordé les leurres durs en fonction des modèles et des espèces. Il y a à aussi quelques subtilités qui peuvent faire une grande différence lors d”une partie de pêche.

Les ferrages au swimbait.

Les pêches au swimbait exigent un ferrage différé. Pour faire simple, plus le poisson monte de loin sur votre leurre, plus il va penser à redescendre avant même de penser à recracher. La touche est assez typique, un choc assez peu violent, une perte de contact suivie d’un poids sur la ligne. C’est le moment de lancer le ferrage. Dans ces pêches j’ai une préférence pour un balayage ample quasi parallèle à la surface. Je pratique ce ferrage sur les swim durs mais également sur des leurres comme le Dunkle et le Deraball.

brochet pris au Dera Ball Illex
Pêche entre deux eaux au Deraball, pas de panique il y a le temps pour le ferrage.
Interception sous la surface. Je suis fan!
Au Dunkle il est important de laisser au poisson le temps de tourner avant de ferrer. Ce dernier est piqué d’une manière assez atypique.
La suite dépend toujours d’un bon ferrage!

Les ferrages au spinnerbait, chatterbait et crankbait.

Voici trois leurres avec lesquels je me contente d’un balayage latéral en guise de ferrage. La différence avec les swim c’est que je ne diffère pas mon ferrage. Quand la vibration cesse, quand je sens l’aspiration j’envoie! Inutile de donner tout ce que l’on a, un geste ample suffit largement. La canne se comprime et c’est par la suite en moulinant que l’on va terminer l’ancrage des hameçons. On mettra un peu plus de cœur à l’ouvrage sur les brochets que sur les autres espèces.

brochet au poisson nageur
Sur les brochets on est un peu plus généreux au ferrage.
Sur les perches, inutile de ferrer trop fort. Un petit coup de poignet en continuant la récupération est largement suffisant.
les silures sont sensibles au métal pendant certaines périodes, sur ce coup là vous pouvez distribuer!
Inutile de ferrer trop fort, ‘hameçon chance est là!

Les ferrages au minnow et longbill minnow.

On peut différencier deux cas de figures :

premièrement on la touche lors d’une récupération continue. Si cette dernière est rapide, comme c’est souvent le cas pour les bars par exemple, on va continuer de mouliner en montant légèrement la canne. Une des choses à faire à ce moment là c’est de ne pas échapper la poignée du moulinet. En effet, cela arrive fréquemment! Dans ce cas de figure le poisson est manqué presque à chaque fois. Ce type de ferrage est aussi valable pour les pêches à la lame métallique en linéaire.

un joli bar pris au poisson nageur
Sur les phases de récupération rapides les touches sont violentes, veuillez à bien tenir la canne mais aussi les poignée de la manivelle.
bar au leurre
La lame est sans aucun doute la technique qui procure les touches les plus violentes. On tient fermement et on continue de mouliner.

Le deuxième cas de figure c’est quand on entrecoupe la récupération de pauses et que les poissons prennent à ce moment précis. Il convient alors de ferrer amplement avec un balayage sur le côté. On garde ensuite la tension et on mouline.

brochet au Jerk bait.
Rerange 130 pour ce joli poisson pris suite à une pause.
Le squirel un de mes classiques. Pour ces pêches avec des pauses.
J’ai tendance à ferrer les sandres car ils prennent souvent poissons nageurs pendant la pause.

Il y a encore bien d’autres techniques à développer mais dans l’ensemble nous avons fait le tour des ferrages principaux. J’ai réservé la toute dernière partie aux salmonidés en attendant si vous avez des questions n’hésitez pas. Croyez moi dès que l’on va pouvoir ressortir je serai bien moins disponible. En attendant, un grand merci aux soignants ainsi qu’à tous les autres qui s’activent pour nous à l’extérieur. Prenez soin de vous et des vôtres.

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